Vacances aux sports d'hiver

L’hiver est là et  vous avez envie de chausser vos skis et fouler la neige fraîche ? De nombreux domaines skiables vous attendent à travers l’Europe, de l’Allemagne à l’Italie, en passant par les Alpes autrichiennes et les Pyrénées espagnoles. Mais avant de filer tout schuss, informez-vous !

Mise à jour : déc. 2017

Comparez les prix et cherchez la location idéale

De la Forêt Noire en Allemagne aux domaines autrichiens, d’une station familiale à un grand domaine skiable, le prix des forfaits de remontées mécaniques et des locations peut considérablement varier.

  • Comparez bien les prix dans leur globalité avant de vous décider (prix des logements, forfaits, cours de ski, transports sur place, restaurations). Quelques sites internet vous permettent de comparer de façon globale les prix des différents domaines à travers l’Europe. Si vous êtes en famille avec des enfants encore en apprentissage, privilégiez par exemple une station familiale et à échelle humaine.
  • Pour trouver un logement, contactez l’office de tourisme du lieu de vacances, passez par une agence immobilière ou consultez un site internet spécialisé. Dans ce dernier cas, restez particulièrement vigilant : la location présentée sur le site n’est peut-être pas celle dont vous rêvez. Pour tout savoir sur la réservation des locations de vacances, lisez notre article.

Le transport

Assurez-vous que les compagnies ferroviaires étrangères acceptent les skis et planches de snowboard dans le wagon ou à défaut si un prix supplémentaire est demandé.

Sachez également qu’en cas de vol, les compagnies ne sont pas responsables. Votre matériel reste sous votre surveillance.  

Si vous souhaitez faire acheminer votre matériel sur place, renseignez-vous en amont auprès du transporteur. La Deutsche Bahn propose par exemple ce service en Allemagne moyennant un prix supplémentaire.

Pour mieux voyager en train, suivez nos conseils.

Si certaines compagnies aériennes européennes low cost exigeront un supplément de prix, d’autres compagnies considéreront vos skis comme un bagage classique. Renseignez-vous donc avant de réserver votre vol.

Vous avez investi dans un modèle de skis coûteux ? Déclarez la valeur de vos skis lors de l’achat du titre de transport ou lors de l’enregistrement du bagage. Moyennant un prix supplémentaire, cette déclaration permet d’augmenter le plafond de responsabilité de la compagnie aérienne en cas de perte ou de détérioration des bagages.

Pour connaître vos droits en tant que passagers aériens dans l’UE, consultez notre brochure !

Comme pour les compagnies aériennes, certaines compagnies de bus étrangères ne vous demanderont aucun supplément pour votre matériel. D’autres vous imposeront d’emballer vos skis. Vérifiez donc les conditions de transport de votre matériel avant de réserver votre voyage !

Le bus est aussi très souvent un moyen pratique de vous acheminer d’une gare ou d’un aéroport à la station de ski où vous séjournerez. Mais les conditions climatiques ou la densité de circulation peuvent vous causer des ennuis.

Soyez particulièrement prévoyant et réservez une liaison suffisamment tôt pour rejoindre la gare ou l’aéroport en temps utile. Si les routes sont enneigées ou si le trafic de circulation est important (notamment le samedi, chassé-croisé entre les arrivées et départs), et si votre bus est retardé au point de rater votre train ou avion par la suite, vous ne pourrez tenir la compagnie de bus pour responsable.

Pour limiter les risques et les frais, privilégiez les forfaits comprenant le vol et les trajets en bus auprès d’un seul et même interlocuteur. En cas de correspondance ratée, cet interlocuteur sera responsable et vous pourrez encore demander à être réacheminé sans frais.

Pour plus d'informations sur vos droits lorsque vous voyagez en bus, lisez notre article.

  • Vous prenez votre voiture

Informez-vous sur le code de la route du pays où vous vous rendez et de ceux que vous êtes susceptibles de traverser. Avez-vous par exemple bien équipé votre voiture de pneus hiver ? Faut-il des chaînes dans certains cas ? Les règlementations diffèrent selon les pays. En Autriche par exemple, en cas de conditions extrêmes, les autorités peuvent exiger que les voitures soient équipées de chaînes à neige sur les roues motrices.

Pour tout savoir si vous prenez la route en Europe, lisez notre article "conduire en Europe" !

  • Vous louez une voiture

Assurez-vous que le contrat de location vous autorise à circuler à l’étranger. Pensez à louer un véhicule équipé de pneus conformes aux réglementations du ou des pays concernés. Vérifiez que la batterie de la voiture est chargée, pensez à contrôler le niveau d’huile et d’antigel. Pensez à amener un câble de démarrage et un dégivreur pour serrures. Enfin, vérifiez les assurances proposées.

Pour connaître vos droits et astuces lorsque vous louez un véhicule en Europe, consultez nos conseils

Assurez-vous le mieux possible !

Les collisions, accidents, vols de matériel ne sont pas rares lors de vacances au ski. La prudence est donc toujours de mise. Contre les mauvaises chutes, équipez-vous au mieux et portez un casque. Mais le risque zéro n’existe pas, et il vous sera donc fortement recommandable d’être assuré pour vos activités.

Pour tout déplacement dans l’Union européenne, munissez-vous en premier lieu de votre Carte Européenne d’Assurance Maladie (CEAM). Pour l’obtenir, il suffit de vous adresser à votre caisse d’assurance maladie, au moins 2 semaines avant votre départ.

Cette carte permet de bénéficier des soins médicalement nécessaires pendant votre séjour et de prendre en charge vos frais médicaux dans les mêmes conditions que pour les assurés du pays qui vous accueille. Elle est donc censée éviter l’avance des frais médicaux -sauf les éventuels frais non couverts par l’assurance maladie locale- sur place en cas d’urgence médicale.

Plus concrètement, cette carte vous permettra en principe de prendre en charge une partie majeure des frais de soins sans en avoir à effectuer l’avance.

Mais cette carte ne couvre généralement pas les frais de recherche, secours, transport et rapatriement, ces prestations n’étant quasiment jamais couvertes par les systèmes nationaux d’assurance maladie en Europe.

Si l’intervention d’un hélicoptère de secours n’est en principe pas facturée au skieur en Slovénie, ou si un sauvetage en luge coûtera quelques centaines d’euros dans une station italienne, le déploiement d’un hélicoptère de secours pourra coûter à cette même personne des frais extrêmement élevés en Autriche ou en Allemagne à défaut d’avoir souscrit une assurance (parfois de plus de 5000 € pour 20 à 25 minutes de vol).

La grande majorité des stations de ski propose de souscrire au pied des pistes une assurance en complément du forfait. Avant de vous ruer sur cette assurance, renseignez-vous sur les garanties offertes par les assurances que vous avez déjà conclues pour ne pas souscrire une extension de garantie dont vous n’avez pas besoin.

Pour éviter les doublons, vérifiez donc que vous n’êtes pas déjà assuré par :

  • votre carte bancaire

Une grande proportion de cartes bancaires comporte une assurance ski.

Selon la carte et ses conditions, plusieurs prestations seront prises en charge. En général, les cartes « haut de gamme » prennent en charge les frais de recherche et de secours, le premier transport, les frais médicaux, les forfaits non utilisés, dans la limite toutefois de plafonds prévus par les conditions générales de la carte.

Attention ! Pour que votre assurance vous couvre, vous devrez en principe avoir payé les forfaits de remontées mécaniques avec cette carte. Gardez votre carte sur vous pendant le séjour, car le numéro d’assistance y figure la plupart du temps. Contactez votre assistance le plus tôt possible.

  • Votre assurance multirisque habitation

Votre assurance multirisque habitation comprend parfois une garantie des accidents de la vie. Consultez les conditions de cette garantie. Si ces garanties prennent souvent en charge l’assistance et le rapatriement, il est plus rare qu’elles couvrent le ski hors-piste ou encore le matériel volé.

L’assurance multirisque habitation inclut très souvent l’assurance responsabilité civile, dans le cas où vous ou l’un des membres de votre famille cause un accident.

  • votre mutuelle ou assurance complémentaire

Votre mutuelle ou assurance complémentaire est également susceptible de prendre en charge des frais qui ne seraient pas couverts par votre assurance maladie. Le CEC France a été amené en 2017 à assister des consommateurs ayant dû régler plus de 5000 € de frais d’hélicoptère en Autriche. Ces derniers ont pu faire fonctionner leur assurance complémentaire, qui les remboursait sur la base des frais réels engagés à ce titre.

 

Vous l’avez donc compris, selon les assurances déjà souscrites, vous êtes plus ou moins couvert pour certaines prestations. Pour être mieux couvert pendant la durée de votre séjour à la montagne, vous pouvez bien sûr décider de souscrire une assurance ski auprès de votre assureur ou d’une autre compagnie, voire de vous renseigner quant à l’assurance qui peut être souscrite sur place en même temps que l’achat des forfaits.

  • Votre assurance vous couvre-t-elle dans le pays de votre lieu de vacances ? 

C’est la première question que vous devez vous poser. Dans le cas négatif, rapprochez-vous de votre assureur pour souscrire si possible une extension de couverture pour votre séjour à l’étranger, ou renseignez-vous en amont sur la couverture des assurances qui peuvent être souscrites sur place.

  • Vous couvre-t-elle vous ainsi que tous vos membres de la famille ?
  • Quelles prestations votre assurance couvre-t-elle ?

Prend-elle en charge les frais de recherche et de secours ? Vous rembourse-t-elle les frais de premier transport entre le lieu de l’accident et le centre médical ou hôpital le plus proche ? Le retour sur le lieu de séjour voire le rapatriement vers la France sont-ils compris ? Une aide-ménagère est-elle prévue pour votre domicile en cas de rapatriement ? Prend-elle en charge les frais médicaux non remboursés par la Sécurité sociale et votre mutuelle ? Vous rembourse-t-elle les jours de forfaits non utilisés depuis l’accident ? L’arrêt des remontées mécaniques ou la diminution de la capacité du domaine skiable suite à des intempéries ? Votre équipement personnel ou loué sera-t-il pris en charge en cas de détérioration ? Couvre-t-elle votre responsabilité civile lorsque vous causez un dommage ?

  • Vous couvre-t-elle pleinement pour chacune de ces prestations, ou comprend-elle un plafond ? Ces plafonds correspondent-ils à vos besoins ?
  • La pratique du ski hors-piste ou autres disciplines loin des pistes balisées (freeride, backcountry) est-elle couverte ?

Si c’est bien le cas, et si vous êtes adepte du hors-piste sans moniteur, vérifiez encore si l’assurance conditionne cette couverture à la présence d’un moniteur. 

  • Le vol de votre matériel est-il pris en charge ? Si oui, quel matériel ? Dans quelles circonstances (pendant le séjour, lors du transport avant ou après le séjour) ? Quels justificatifs sont à fournir ?