- Minorité et informations obligatoires
Les tatouages et les piercings sont interdits en France sur une personne mineure à moins que celle-ci ne dispose d’une autorisation écrite de l’un de ses parents ou de son tuteur légal. Le professionnel est tenu de conserver ce document au moins 3 ans après la réalisation du piercing.
Les tatoueurs et perceurs doivent vous informer, au préalable, sur les risques éventuels et par la suite sur les précautions à prendre une fois le tatouage ou le piercing réalisé. Ces informations doivent être communiquée de façon publique dans le salon du tatoueur ou du perceur par voie d’affichage et doit vous être remis par écrit. Vous avez alors 15 jours pour réfléchir au sujet de la réalisation du tatouage ou du piercing et vous devrez donner votre consentement par écrit.
Les tatoueurs et de perceurs doivent être déclarés individuellement en préfecture avant de commencer leur activité. La déclaration doit être envoyée aux services de l’Agence Régionale de Santé du lieu de l’activité. L’arrêt d’une activité de tatoueur ou perceur doit également être déclarée à la même autorité.
Les professionnels du tatouage et du piercing doivent suivre une formation à l’hygiène de 21h auprès d’une organisation agrée avant de débuter leur activité. Attention, la formation obligatoire concerne les règles d’hygiène et non pas la qualité technique du tatoueur. Les tatoueurs et perceurs doivent utiliser du matériel stérilisé et à usage unique, notamment pour les aiguille. Des règles ont également été édictées pour la préparation de la peau et la stérilisation du matériel :
Le local professionnel doit contenir une pièce exclusivement dédiée à la réalisation de ces techniques de stérilisation.
Les déchets doivent être éliminés par des spécialistes conformément aux règles particulières en la matière.
Les produits utilisés doivent également répondre à des exigences de fabrication, d’importation, de conditionnement, de composition et de label. Un protocole a également été mis en place pour répertorier les éventuels effets secondaires indésirables qui seraient malgré tout constatés.
Tout professionnel qui ne respecterait pas ces obligations s’expose à une contravention de 5ème catégorie soit une amende de 1500€.