Zones à trafic limité

Si vous circulez en voiture en Italie, attention à ces ZTL dans les centres historiques !

Instaurées un peu partout, ces zones sont généralement réservées aux riverains mais interdites pendant certains horaires aux véhicules extérieurs dépourvus d’un permis d’accès payant. Elles ont été instaurées un peu partout en Italie, notamment en Toscane (Florence, Pise…), Sicile (Palerme),  Sardaigne, ou encore à Rome, Milan, Naples, Bologne et Turin.

Elles sont contrôlées par vidéosurveillance en plusieurs points. Tous les véhicules non autorisés, entrant ou sortant de ce périmètre, sont donc en infraction ; ils feront automatiquement l’objet d’un ou plusieurs PV (chaque entrée et sortie sont comptabilisées, ce qui peut revenir très cher). En 2010, par exemple, le coût de l’amende par passage s’élève à 95 € à Arezzo, à 99 € à Rome, à 105 € à Florence, à 119 € à Pise…  

Attention ! Les panneaux signalant ces zones ne sont pas toujours repérables (ils peuvent être installés en hauteur, à proximité des caméras de surveillance). Ils sont généralement peu explicites (uniquement en langue italienne) concernant les véhicules autorisés et les horaires réservés à la circulation.

Avant de partir…

Consultez le site de l’Ambassade de France en Italie pour repérer certaines de ces zones.

De façon générale, un seul conseil pour éviter ce genre de désagréments : laissez votre véhicule à l’extérieur du centre ville. Continuez votre itinéraire à pied ou utilisez les transports en commun.

Si vous logez dans un hôtel situé dans une ZTL :
•    informez l’hôtelier des horaires auxquels vous comptez entrer et sortir du périmètre
•    fournissez-lui le numéro de plaque minéralogique de votre véhicule.
Les consommateurs peuvent ainsi demander un permis spécial pour circuler à l’intérieur de ces zones, et éviter d’avoir des amendes.

Une fois l’infraction commise…

Dans la majorité des cas, plusieurs semaines, voir plusieurs mois après, vous recevez un courrier  d’une société de recouvrement de créances mandatée par la police italienne ou par une entreprise française.

A noter : si vous recevez la notification après 360 jours (délai prévu par l’article 201 du code de la route italien), vous ne serez pas dans l’obligation de payer. Vous devez néanmoins exercer un recours (le formulaire est uniquement en langue italienne) par courrier AR dans les 60 jours suivant la réception du PV, soit auprès du Préfet (gratuit) ou du Juge de paix (38 €) de la localité où a eu lieu l’infraction.

Regardez bien s’il s’agit d’un simple avis de paiement ou d’un P.V ! Le PV est en effet le seul document ayant force de loi. Pour être valable, il doit comporter l’identité de l’automobiliste, les conditions de paiement, le motif de l’infraction, l’article correspondant dans le code de la route et les conditions de recours.

S’il s’agissait d’un véhicule de location…

Généralement, le loueur ne paie pas l’amende ; il communique vos informations personnelles à la police pour qu’elle vous adresse la contravention. Pour ce faire, il peut vous réclamer des frais administratifs (jusqu’à 50 € par amende). Vous aurez alors non seulement l’amende à payer mais également des frais supplémentaires. Cette pratique est difficilement contestable : elle est prévue dans le contrat de location du véhicule (généralement en italien) signé par le client.

Pour plus d’informations sur les infractions au code de la route en Europe, consultez l’article suivant.

 

Actualisé en juillet 2010

 

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