Véhicule inexistant

Le « coup classique » : la vente d’un véhicule inexistant

Une annonce alléchante concernant un véhicule vendu à un prix défiant toute concurrence est placée sur l’un de ces sites et trouve rapidement preneur. Aussitôt l’acheteur intéressé est informé que le vendeur et le véhicule lui –même ne se trouvent pas à proximité (le plus souvent au Royaume-Uni ou en Grèce) et qu’il sera difficile de trouver un rendez-vous immédiat pour la vente.

Pour « réserver » le véhicule, le vendeur demande le versement d’un acompte qui est censé prouver l’intérêt de l’acheteur. Dans tous les cas, l’acheteur est invité à effectuer pour cela un transfert de fond via Western Union ou MoneyGram vers le Royaume-Uni ou la Grèce. Or ces services permettent de retirer l’argent anonymement et sont donc extrêmement risqués si l’on ne connaît pas le bénéficiaire.

Mais les escrocs ont pensé à tout ! Pour rassurer l’acheteur, ils lui adressent des mails falsifiés laissant penser que le site d’annonce lui-même (Mobile.de, Autoscout24, ebay) lui recommande un tel transfert de fond, ou lui garantit le remboursement de la somme versée en cas de problème. Ces mails ressemblent à s’y méprendre aux véritables mails des sites concernés, mais ne proviennent évidemment pas de leurs services qui n’interviennent jamais dans une vente.Très souvent également, le consommateur est redirigé vers un site (très bien ! ) créé de toute pièce, relatif à une (fausse) société de transport de marchandise, susceptible de s’occuper du transfert de l’automobile vers la France. Là encore, les faux courriels adressés à l’acheteur sont destinés à renforcer sa confiance dans la vente.
Enfin et pour couronner le tout, les faux vendeurs n’hésitent pas à envoyer à leurs victimes des copies de cartes d’identités volés ou des photos de famille certainement glanées sur internet.

Une fois le transfert de fond est effectué, la vente n’a jamais lieu et le vendeur disparaît dans la nature.

Mobile.de, Autoscout24 et eBay mettent eux-mêmes des avertissements sur leurs sites pour empêcher de tels agissements. Actuellement, des procédures pénales sont en cours pour tenter de retrouver la trace des malfaiteurs.